Marcher autrement
Alors que le rideau est tombé sur l’édition 2025 du salon Destinations Nature, une évidence s’impose : voyager n’est plus un acte neutre.
Il est temps de marcher autrement. Où allons-nous ? Pourquoi ? À quel prix ? Plus que jamais, les randonneurs rejettent le tourisme de masse et cherchent des horizons plus respectueux.
Cette année, les chiffres le confirment. Une étude récente signée Comexposium montre que l’Océanie et l’Amérique Latine font rêver. Le Mexique explose avec 75% d’intentions de voyage (contre 33% en 2024), la Nouvelle-Zélande attire comme jamais (80% contre 48%). L’Europe, quant à elle, reste une valeur sûre avec l’Espagne (24%) et l’Italie (21%). En revanche, les États-Unis reculent : selon le cabinet Protourisme, les intentions de départ chutent de 25%. L’arrivée au pouvoir de Donald Trump n’y est sans doute pas étrangère, refroidissant l’attrait pour cette destination autrefois incontournable. La fin du mythe américain ?
Toutefois l’évasion ne rime plus forcément avec lointain. La Bretagne (40%), l’Auvergne-Rhône-Alpes (36%) et la région Sud (34%) confirment leur attrait pour les randonneurs en quête d’authenticité. Un signe ? Plus d’un vacancier sur deux (65%) a déjà modifié ses habitudes de voyage, et 25% privilégient des destinations plus proches. Moins loin, moins souvent, mais mieux. D’ailleurs, pour l’été 2025, 34% des randonneurs français comptent rester en France, contre 66% qui visent l’étranger.
Voyager aujourd’hui, c’est aussi un engagement. L’écologie (20%) s’impose désormais comme un critère clé, loin toutefois derrière le prix (62%) et la richesse culturelle (44%). L’ère du voyage insouciant est révolue. Partir, oui, mais pas à n’importe quel prix. Accumuler les kilomètres sans réfléchir ? Plus possible. La randonnée devient une quête de sens, une reconnexion essentielle à la nature et à soi-même.